Ce qu’il faut retenir du bras de fer entre les étudiants médecins et le gouvernement

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Lundi 10 juin, les étudiants en médecine ont mis à exécution leur menace de boycott des examens universitaires. Depuis, le bras de fer entre les étudiants des facultés publiques de médecine et le gouvernement se corse. Retour sur l’historique de ce blocage.

Le boycott des examens universitaires s’inscrit dans la continuité du mouvement de contestation des étudiants, marqué par une grève entamée le 25 mars. Sur les 16 revendications, il reste deux points de discorde entre les ministères de tutelle et les étudiants grévistes. Le premier concerne “la suppression de la 6e année d’études en médecine dentaire jusqu’à ce que les conditions de formation durant cette dernière année soient dévoilées”. Le second point concerne l’accès des étudiants des universités privées au concours du résidanat dans les structures publiques.

Mais la question principale qui demeure le pivot de ce boycott est l’accès des étudiants des facultés privées de médecine aux concours d’internat et de résidanat dans les CHU du public. La décision concernant le concours d’internat étant déjà tranchée, le blocage se concentre maintenant au niveau du concours d’accès au résidanat. Le gouvernement ne voit aucun inconvénient à ce que celui-ci soit ouvert aux lauréats des facultés privées. Contrairement aux étudiants des facultés publiques qui, eux, veulent obtenir à tout prix l’exclusivité des postes de résidanat.

Face à ce boycott, le gouvernement réagit et il publie un communiqué de presse. Il déclare ainsi qu’il n’est pas question de décréter l’année universitaire 2018-2019 année blanche. Les étudiants grévistes n’auront par conséquent pour choix que de redoubler l’année. Quant aux étudiants ayant dépassé le nombre d’années autorisées, ils seront expulsés. Dans le même communiqué, le gouvernement rappelle aux étudiants qui souhaitent revenir sur leur décision de boycott que les examens se poursuivront jusqu’au 25 juin, selon le calendrier établi.

Selon plusieurs sources médiatiques, le ministère de l’Intérieur aurait commencé à convoquer plusieurs parents des étudiants en médecine en grève. L’Intérieur invitait les parents pour participer aux pourparlers ayant lieu entre les étudiants en médecine et les services du ministère de la Santé et de l’Éducation.

Les étudiants en médecine et pharmacie boycottent l’examen Malgré l’appel du gouvernement, les étudiants médecins continuent leur boycott des examens, et ils poursuivent leur mobilisation en ligne.  Les étudiants en facultés publiques ont lancé le hashtag #DoctorsUnderOppression (ou#DoctorsUnderOpression) rapidement devenu viral. En revanche, les étudiants du privé s’y mettent. Ces derniers ont également créé leur propre hashtag de bataille, #ResidencyForAll, également devenu viral ce samedi.

#DoctorsUnderOppression
Défendre jusqu’à la victoire📢📢
Médecine dentaure en devil🏥💉💉 pic.twitter.com/iz95mfzt8W— Achfennar Soulaimane (@AchfennarS) 15 juin 2019

#residencyforall c’est légitime d’arracher le droit à un confrère de passer le concours de résidanat ? pic.twitter.com/lYkyJL9chY
— loubna (@LoubnaHamich) 15 juin 2019

La situation ne semble pas s’apaiser entre le gouvernement et les étudiants des facultés publiques de médecine, aucune résolution n’est en vue pour le moment. L’affaire est à suivre….


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