En Russie, une explosion nucléaire sur une base militaire liée aux tests de « nouveaux armements »

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Quelques jours après l’explosion à caractère nucléaire ayant fait au moins cinq morts sur une base du Grand Nord, dans la région d’Arkhangelsk, les autorités russes ont reconnu ce lundi que l’accident était lié aux tests de « nouveaux armements », promettant de les mener « jusqu’au bout ».

Ce jeudi 8 aout, une explosion est survenue sur une base de lancement de missiles dans la région d’Arkhangelsk, dans le Grand Nord russe, et a provoqué une « brève hausse » de la radioactivité. Selon l’agence nucléaire russe Rosatom, gérante de la base, l’accident avait eu lieu sur « une plateforme maritime », entraînant la chute de plusieurs de ses employés à la mer. 

Les autorités russes ont finalement reconnu, lundi, que l’accident était lié aux tests de « nouveaux armements », sans donner plus de précisions. Selon des experts américains, l’accident pourrait être lié aux tests du missile de croisière « Bourevestnik », l’une des nouvelles armes « invincibles » évoquées récemment par Vladimir Poutine.

Le taux de radioactivité après l’explosion a dépassé jusqu’à 16 fois le taux habituel, a annoncé ce mardi 13 août l’agence russe de météorologie, sans pour autant que ce taux présente un danger pour la santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les risques de cancer peuvent augmenter à partir de 50 000 microsieverts reçus et l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français recommande une mise à l’abri des populations à partir de 10 000 microsieverts.

De son côté, Donald Trump estime en « savoir beaucoup » sur cette explosion mystérieuse… sans vraiment en dire davantage. Sur Twitter, il écrit : « Les Etats-Unis en apprennent beaucoup sur l’explosion d’un missile défectueux en Russie », mentionnant le missile « Skyfall ». « Nous avons une technologie similaire, mais plus avancée ».

Cette affirmation a été immédiatement démentie par un expert respecté, Joe Cirincione, président de la fondation Ploughshares Fund : « Nous n’avons pas de programme de missile de croisière à propulsion nucléaire, a-t-il expliqué. Nous avons essayé d’en développer un, dans les années 1960, mais c’était trop délirant, trop infaisable, trop cruel même pour ces années de folie nucléaire de la Guerre froide. »

Pour rappel, en début d’année, Vladimir Poutine s’était fait particulièrement menaçant en promettant de déployer ces nouvelles armes pour viser les « centres de décision » dans les pays occidentaux. 

 

 


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