L’UNESCO critique les projets « agressifs » de la capitale marocaine

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Déclarée patrimoine mondial en 2012, la ville de Rabat a des comptes à rendre à l’UNESCO, principalement sur ses projets annoncés en grande pompe de la future tour Mohammed VI et de l’extension de la gare de Rabat-ville. 

Dans le cadre du projet “Rabat, ville lumière et capitale culturelle”, de nombreux projets ambitieux ont été lancé : des musées, le théâtre monumental conçu sur les berges du Bouregreg par l’architecte Zaha Hadid, les nouvelles gares ferroviaires, la plus haute tour d’Afrique, des ponts et autant de boulevards périphériques flambant neufs… Mais ces projets semblent contrarier l’UNESCO. 

Dans un récent article de l’agence espagnole EFE, l’UNESCO reproche à la capitale marocaine de vouloir aller plus vite que les violons. Des “regrets” répétés par l’UNESCO, notamment cristallisés sur deux projets jugés “agressifs” : l’extension de la gare de Rabat-ville et l’édification de la tour Mohammed-VI, symbole de l’essor économique de la vallée Bouregreg.

La tour de 250 mètres de haut, la plus haute d’Afrique, est le projet le plus ambitieux. Elle est située non loin de l’estuaire du Bouregreg qui sépare Rabat de Salé « où des bâtiments de plus de trois étages n’ont jamais existé ».

Pour l’agence de presse espagnole, “les autorités ne semblent pas avoir pris en compte le fait qu’après avoir déclaré Rabat patrimoine de l’humanité en 2012, elles ont des comptes à rendre à l’UNESCO, comme la communication préalable des grands projets urbains prévus pour la ville, promue capitale de la culture”. C’est pourquoi l’institution onusienne de la culture demande une “étude d’impact” visuel et paysager des projets en cours, dont ceux concernant la vallée du Bouregreg. 

La tour de 250 mètres de haut, la plus haute d’Afrique, est le projet le plus ambitieux. Elle serait «le projet de la discorde» par excellence. Elle est située non loin de l’estuaire du Bouregreg qui sépare Rabat de Salé « où des bâtiments de plus de trois étages n’ont jamais existé ». Pourtant, «les fondations sont déjà en place et l’élévation du bâtiment n’est qu’une question de mois», explique EFE, s’interrogeant sur les modalité de règlement des factures salées que nécessitent de tels projets.


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