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Au Mali, des chefs militaires limogés après le massacre d’une centaines de Peuls

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Plus de 130 civils habitants d’un village peul du centre du Mali ont été tués, selon un nouveau bilan de l’attaque perpétrée, samedi, par des membres présumés de groupes de chasseurs traditionnels « dogons », près de la frontière avec le Burkina Faso.Suite à cette sanglante tuerie, plusieurs militaires ont été limogés.

Ce massacre s’est produit dans le village d’Ogossagou-Peul, dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso. C’est l’attaque la plus meurtrière depuis la fin des principaux combats de l’opération lancée en 2013, à l’initiative de la France, pour chasser les groupes djihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays.

« Au moins 134 civils, y compris des femmes et des enfants, auraient été tués et au moins 55 blessés » à la suite de l’attaque samedi du village d’Ogossagou-Peul, près de la frontière avec le Burkina Faso, a indiqué le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué samedi soir.

Le gouvernement malien a pris des sanctions au lendemain du massacre. Un conseil des ministres extraordinaire, réuni dimanche par le président Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé le limogeage des chefs d’état-major des armées, de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air.  Le gouvernement a également dissous une milice de chasseurs dogons, l’association « Dan Nan Ambassagou », « pour dire clairement aux uns et aux autres que la protection des populations restera le monopole de l’Etat », ainsi que l’a expliqué le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga.

Une délégation gouvernementale conduite par le ministre de la justice, Tiéna Coulibaly, s’est rendue dimanche sur les lieux de la tuerie. Cette délégation a été envoyée par le président Keïta pour « dire aux populations d’Ogossagou que ce qui s’est passé ici est inacceptable, que ce qui s’est passé ici ne restera pas impuni », a assuré le ministre.

L’Union européenne a appelé dimanche à des « mesures immédiates », dont « le désarmement et le démantèlement de l’ensemble des milices qui sévissent » dans le centre du Mali. La France également « salue l’engagement du gouvernement malien à dissoudre les milices qui alimentent la terreur dans cette région et qui doivent être désarmées ».


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